Méconnaissables contre l’Espagne, les Bleus ne joueront pas la finale de l’Euro

Les Bleus sont tombés sur plus fort qu’eux vendredi. (S.Mantey/L’Equipe)

La France s’est cassée les dents sur la défense espagnole (23-27) vendredi, en demi-finale de l’Euro. Les Bleus joueront pour le bronze samedi, contre la Suède ou le Danemark.

La France s’est cassée les dents sur la défense espagnole (23-27) vendredi, en demi-finale de l’Euro. Les Bleus joueront pour le bronze samedi, contre la Suède ou le Danemark.
Toutes les séries ont une fin, et la France, qui n’avait perdu aucune de ses neuf dernières demi-finales dans les grandes compétitions, a vécu un calvaire contre son vieil ami espagnol (23-27) vendredi, à l’Euro. La tendance était pourtant à l’optimisme pour les Bleus, encore invaincus et rayonnants depuis le début de la compétition. Mais leur confiance en eux s’est vite effritée à Zagreb, et le retard accumulé dans une première période cauchemardesque leur a finalement été fatal. Ils devront au mieux se contenter du bronze samedi.

 
 
 

À l’image de Vincent Gerard, incapable de réussir le moindre arrêt durant les 17 premières minutes de jeu (8-9), les Bleus sont passés à côté de leur première période (9-15). «Impatients en défense» aux yeux de Valentin Porte, ils se sont aussi montrés dispersés et maladroits en attaque, malmenés physiquement et muets pendant près de 10 minutes face au but avant un jet de sept mètres de Raphaël Caucheteux (9-12, 28e). L’abnégation et le coffre de Cédric Sorhaindo (quatre buts à la pause, six au total) leur ont un temps permis de ne pas se laisser décrocher, mais un temps seulement.

 

«Un non-match» pour Dinart

Contraints de réagir à la mi-temps, Didier Dinart et le staff de l’équipe de France ont choisi de relancer la défense 1-5 au retour des vestiaires, mais l’écart a continué à se creuser – jusqu’à +9 au plus fort de la domination espagnole -, la faute notamment aux pertes de balle à répétition et aux sautes de concentration des champions du monde en titre, étouffés face à des Espagnols longtemps en état de grâce.

La révolte tant attendue a fini par arriver, Michaël Guigou ramenant même la France à trois longueurs à moins de 10 minutes du terme de la partie (de 14-23 à 20-23, 51e), mais il était sans doute trop tard. Ni Luc Abalo (un but), ni Nikola Karabatic (trois) n’étaient dans leur assiette en attaque, et si Cyril Dumoulin a assuré au relais de Gerard, les derniers espoirs français sont donc restés vains.

 
 

«On a eu les ballons pour revenir, mais on a commis beaucoup trop d’erreurs», analaysait Sorhaindo au micro de beIN Sports, Dinart déplorant de son côté «un non-match». La France a-t-elle péché par excès de confiance ? «Le fait de ne pas avoir souffert en gagnant tous nos matches, alors que cette équipe en avait perdu deux, a peut-être fait la différence, a réagi le sélectionneur. En seconde période, on a essayé de se révolter. Romain (Lagarde) a effectué une bonne entrée, mais c’était un peu trop étriqué dans l’ensemble. On n’a pas joué ensemble assez longtemps. C’est quand même un bon parcours. Tout n’est pas à jeter à la poubelle. Il y a encore une médaille à aller chercher.»

Y. So.

Source : Méconnaissables contre l’Espagne, les Bleus ne joueront pas la finale de l’Euro

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