Metz remporte la Ligue des champions pour la première fois après un exploit contre le tenant du titre Györ
Les Messines ont offert à la France sa première Ligue des champions féminine, dimanche à Budapest, en dominant l’ogre hongrois Györ, double tenant du titre (29-31). Un immense exploit.
Historique : Metz a remporté dimanche à Budapest la première Ligue des champions féminine du handball français, en terrassant les doubles tenantes du titre, les Hongroises de Györ (29-31). Les Lorraines ont pu longuement célébrer ce sacre devant le « mur jaune » de leurs 600 supporters en folie.
Sarah Bouktit élue MVP du tournoi
Les Dragonnes ont pourtant vécu une première période difficile. Face aux coups de génie de deux de leurs anciennes coéquipières, la gardienne des Bleues Hatadou Sako et la demi-centre brésilienne Bruna De Paula, elles ont compté jusqu’à 3 buts de retard (10-7, 12e). Mais elles pouvaient compter sur une Sarah Bouktit exceptionnelle (12 buts), en mission face au club qu’elle rejoindra cet été et élue MVP du Final Four. Elles ont recollé à 12-12 (18e) et, après une excellente entrée de Sabrina Novotna devant la cage, ont pris l’avantage dans les dernières secondes avant la pause (17-18, 30e).
Lylou Borg, un but dont elle se souviendra toute sa vie
Les Dragonnes se sont tout de même fait peur lors de dix dernières minutes sous haute tension, quand Györ a haussé son niveau d’agressivité et que le ballon a commencé à peser lourd. Après plusieurs balles perdues, les Magyares sont revenues à deux longueurs (28-30, 55e) sous l’impulsion de De Paula et d’une autre ancienne Messine, Tjasa Stanko. Mais Léna Grandveau, héroïque, est allée se sacrifier au coeur de la défense adverse, obtenant un carton rouge infligé à Kristine Breistöl.
La demi-centre Lylou Borg, du haut de ses 20 ans, a obtenu un passage en force de De Paula puis arraché un but dont elle se souviendra toute sa vie (28-31, 57e). Malgré trois arrêts d’Hatadou Sako dans les deux dernières minutes, Györ n’a pas réussi à recoller. Une parade de Johanna Bundsen et un passage en force de Kristina Jörgensen face à Lucie Granier ont permis aux Messines de résister jusqu’au bout, malgré les tremblements. Pour signer le plus grand exploit de leur histoire.
Source : L’Equipe
